Article tiré du journal "Le courrier picard "
SAINT-QUENTIN-LAON Les lycéens se réveillent avant les vacances
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Les lycéens saint-quentinois ont offert au ministre de l'Education nationale leur cadeau de Noël : leur première manifestation.
publicité 250 lycéens sont partis hier de la place de l'Hôtel de ville pour frapper à la porte des lycées. Une cinquantaine d'étudiants de l'IUT Carrières Juridiques et des lycéens ont manifesté hier devant la préfecture à Laon.
Mieux vaut tard que jamais semblent penser les lycéens Saint-Quentinois. La réforme du lycée du ministre de l'Éducation Xavier Darcos entraîne depuis plusieurs jours un flot de protestation dans la rue.
Les étudiants de la capitale de Haute-Picardie ont pris le train de la manifestation seulement à la dernière gare. Soit hier, veille des vacances.
Environ 250 ont débuté leur longue marche place de l'Hôtel de ville. Le cortège s'est gonflé au fur et à mesure du parcours, puisqu'ils ont frappé à la porte de tous les lycées de la ville.
Avec le souhait de grossir les rangs, mais sans toujours la réussite espérée, des portes restant closes.
admet Simon Dubois-Yassa, représentant de l'UNL 02 (union nationale lycéenne) et coordonnateur du mouvement.
Depuis lundi, des tracts ont été distribués dans les lycées, les mails ont tourné, les téléphones portables ont chauffé et le bouche-à-oreille a joué en vue du rassemblement d'hier.
« Nous voulions vraiment montrer notre désaccord sur la réforme, poursuit-il. Xavier Darcos a peut-être reculé, mais c'est pour mieux sauter et nous ne voulons pas nous laisser faire. »
La réforme vise à instaurer un tronc commun d'enseignements pour les élèves de seconde non plus à la rentrée 2008, mais à celle de 2009, réforme déclinée ensuite pour les Premières et terminales. Seconde nouveauté : l'année ne sera plus décomposée en trois trimestres mais deux semestres.
« Nous ne voulons pas d'une réforme qui n'a pas pour but d'améliorer nos études et notre épanouissement, nous ne voulons pas de ce ministre qui s'occupe plus de budget que de l'éducation de notre génération », revendique le représentant de l'UNL.
Pour affirmer leur désaccord à l'égard de la réforme, les manifestants d'hier ont mis l'imagination au pouvoir. Entre autres slogans, le très osé « Carla, tu es comme nous, on se fait b... er par Sarkozy » ou le plus édulcoré : « Non à la suppression de 13 500 postes ».
Si le premier mouvement lycéen à l'encontre de la réforme Darcos a su fédérer les lycéens, aucun professeur ni parents d'élèves ne s'est joint à la manifestation.